La mise en station

La mise en station a pour but d’aligner l’axe de son télescope sur celui de la Terre pour que le mouvement de cette dernière soit compensé grâce au moteur de votre monture qui, lui, est tout aussi indispensable qu’une bonne mise en station.

La précision requise pour la mise en station dépend de l'application.
- Pour l'observation visuelle, on se contentera d'une mise en station approximative dont le but est de n'avoir à manipuler que l'axe en ascension droite pour le suivi. Souvent, on peut se contenter d'aligner le télescope à l'oeil sur l'étoile polaire. Si l'on a un moteur, c'est aussi plus confortable car l'objet reste dans le champ plus longtemps.
- La photographie est, par contre, beaucoup plus exigeante, surtout si l'on veut faire de longues poses. Pour cela, on doit faire une mise en station précise. Une bonne mise en station permettera aussi d'utiliser les cercles gradués de la monture pour pointer des objets.

On présente ici deux méthodes pour effectuer la mise en station.

Méthode approximative

Choisissez un terrain plus ou moins plat, puis compensez son inclinaison en réglant la monture avec l’aide d’un niveau à bulle dont les trépieds sont souvent équipés. Sans cela, il faut vous procurer un niveau.

Ensuite il faut incliner votre monture selon la latitude à laquelle vous vous trouvez en suivant les indications graduées sur l’axe de votre trépied. En Suisse, la latitude de situe entre 45 et 47 degrés. Informez vous de celle correspondant à votre lieu. Orientez ensuite votre télescope vers l’étoile Polaire qui devrait se trouver dans le champ de votre instrument si toutes les mesures citées ont été respectés. Après, vous n’avez plus qu’à viser l’objet que vous cherchez à observer en desserrant les vis de fixation qui vous permettent de faire toutes les manipulations indépendemment de l’axe qui lui restera rivé sur l’étoile Polaire.

On peut aussi utiliser la boussole pour orienter l'instrument. Prenez garde toutefois de tenir la boussole à bonne distance des objets en acier. Sachez aussi que suivant où vous vous trouvez, la déclinaison magnétique peut être importante, c'est-à-dire que le nord magnétique ne correspond pas au nord géographique; ces indications sont données, en général, sur les cartes géographiques.

Le viseur polaire

Certains instruments sont équipés de viseur polaires. On en trouve sous deux forme:

1- Intégré dans la monture (généralement dans les montures allemandes). Dans ce cas, l'axe optique du viseur doit coïncider parfaitement avec l'axe mécanique en ascension droite (= axe horaire). On vérifie facilement l'alignement en faisant tourner l'axe horaire, le point central doit rester fixe. Dans l'hémisphère nord, ces viseurs se basent sur l'étoile Polaire. Il faut donc connaître parfaitement la position de celle-ci par rapport au pôle. Mais attention, cela change avec le temps, principalement en raison de la précession des équinoxes. On trouve ces informations dans les bons atlas. Un viseur bien réglé permet de faire des mises en station suffisamment précises pour la photographie.

2- Viseur en parallèle avec le télescope. Ce type de viseur peut être utilisé pour les télescopes avec monture à fourche. Le problème principal de ce genre d'appareil est qu'il faut toujours vérifier et refaire l'alignement avec l'axe optique du télescope. On doit aussi régler la déclinaison sur 90°, ce qui introduit une erreur supplémentaire. On doit encore aligner visuellement le réticule du viseur avec le méridien ce qui n'est pa toujours facile si l'on a pas de niveau. Il est difficile de faire une bonne mise en station avec ce genre de matériel.